Retraite Osho en Toscane
Ne sachant par où commencer, je fais confiance à l’écriture pour laisser se former au bout de mes doigts ce qui constituera le modeste récit de ma dernière expérience de méditation. Je vous raconte cette retraite pour le moins déstabilisante.
Rentrée de mon dernier voyage depuis 7 mois déjà, j’étais à la recherche de la prochaine immersion qui me permettrait de déconnecter et de vivre les pratiques de méditation que j’affectionne dans mon quotidien, mais cette fois ci avec une communauté. La routine quotidienne que j’ai installée depuis quelques années est aussi celle que j’aime partager dans mes cours de yoga. Plusieurs fois par an, j’ai besoin de vivre dans des communautés au sein desquelles la méditation, le silence ou la pratique du yoga se déroulent sur des journées entières.
Cette année je me suis donc rendue dans une partie sauvage et peu peuplée de la Toscane où l’on pratique les différentes méditations actives d’Osho. Je suis réticente à l’idée de suivre la doctrine d’un seul homme mais pendant cette immersion je pratiquais les méthodes d’un gourou indien. En occident le terme est imprégné d’assouvissement et de dépendance alors qu’en Inde, un gourou est un « maître » que l’on suit de manière libre sur le court ou le long terme parce qu’il a quelque chose à nous apprendre et à nous transmettre. Il peut être spirituel mais aussi être un professeur d’enseignements laïques et dépourvus de spiritualité.
Je ne souhaite pas non plus suivre une technique en particulier. Ce qui me plait est de découvrir et de vivre selon différents principes pour m’imprégner et laisser m’habiter ce qui constituera ensuite ma propre « méthode » personnelle.
C’est exactement pour cette raison que j’ai déjà séjourné en immersion dans des couvents chrétiens, des monastères bouddhistes, des ashrams ou l’on pratique le yoga et des communautés qui suivent les principes de certains gourous. Ce qui m’amuse énormément est de voir in fine les nombreuses ressemblances dans les modes de vie et les pratiques au delà des croyances de chacun. Si vous me suivez, vous savez aussi que j’adore voir le parallèle avec la philosophie grecque. Mais cela peut faire l’objet d’un autre récit !
Les méditations actives d’Osho sont intenses et puissantes puisqu’elles demandent de passer par différentes phases comme le mouvement intense, la respiration et l’hyperventilation en particulier, les cris et la danse pendant de très longues minutes / heures. Il n’est pas nécessaire pour moi de développer davantage les pratiques en détail car elle sont très explicites dans les livres d’Osho si cela vous intéresse. En ce qui concerne les effets, par rapport à la méditation de pleine conscience qui est synonyme de lenteur ou de stabilité, la méditation dynamique d’Osho a eu pour effet sur moi de libérer une énergie immense dès le matin. Les premières méditations commencent à 7h. Je n’étais pas posée et ancrée mais profondément « énergisée », d’une énergie sans pareil qui bouillonne.
Ce que je retiendrai assurément est la place accordée à la danse. J’ai toujours pratiqué de la danse classique qui est à l’opposé de la danse méditative dont je me suis rapprochée depuis quelques temps. Dans ce lieu, j’ai vécu mes plus belles danses extatiques ( avec celles de Yoga Barn à Bali ) et j’en profite pour vous dire que j’élargirai bientôt ma pratique méditative pour laisser plus de place à la danse. Celle qui ne se soucie ni de l’esthétique ni du regard d’autrui mais plutôt la danse qui nous invite à nous libérer et à exprimer par le corps tout ce qui est présent à l’intérieur. La danse libre, la danse extatique et toutes les danses qui nous invitent à nous abandonner. A suivre !
PS : la recommanderais-je ? Pas certaine…
Photos ci dessous du cadre qui est très porteur : immersion totale au milieu d’une nature magnifique baignée de lumière. Beaucoup d’espace à partager uniquement avec les daims et surtout… pas de connexion téléphonique. Le rêve.