Dilemme au soleil
Cet article préfigure le prochain dont le titre sera : “Facettes et objets de l’amour” . Déjà quelques indices ici. A suivre donc ! (Photo manuscrite par Thomas Lélu)
Photos prises à La Maison des Roses : Instagram @maisondesroses.fr
J’étais étendue au soleil, paisiblement, un 2 novembre.
Quoi de plus inattendu, de plus merveilleux ? Un véritable plaisir en sursis, un instant arraché, un bonheur qu’on ne devrait pas avoir et dont on veut profiter au maximum. J’étais dans le jardin, allongée, les yeux à moitié fermés, un pied dans le sommeil, un pied éveillé.
Alors que je voulais refermer les yeux pour poursuivre ma sieste, écourtée par les idées qui tournent en boucle dans ma tête, finalement, une pensée plus forte que les autres finit par m’emporter, m’arrachant définitivement au dernier espoir que j’avais de retrouver le sommeil.
Cette pensée viendra étoffer l’écriture de mon prochain article. Je connais déjà mon sujet puisqu’en ce moment tout ce que je lis, et ce qui me touche parle d’amour. J’ai agrégé assez d’informations, formé une opinion passagère, découvert les arguments qui résonnent pour moi en ce moment afin d’avoir assez de contenu pour écrire cet article. Dans cette situation, voilà que je vois toutes les choses de la vie sous le prisme de l’amour. Chaque vision, chaque moment passé dans la nature me ramènent à cela.
La pensée qui m’a réveillée est plus particulièrement celle qu’a récemment partagée Baptiste Beaulieu (elle sera dans le prochain article et c’est une pépite).
Je dois reprendre l’écriture.
Mais que faire ?
Même si je ne me rendors pas, je pourrais quand même profiter encore du soleil. Si je décide de tout plaquer (c’est un peu fort mais pas loin de ce que je ressens) pour écrire, cela signifie rentrer à l’intérieur pour voir clair sur l’écran de mon ordinateur.
Je profiterais finalement d’encore quelques minutes au soleil avant de rentrer. Puisque toutes les idées que j’ai rassemblées et qui contribueront à mon prochain article me pressent d’être inscrites sur le papier. Ce n’est d’ailleurs pas sur le papier qu’elles le seront. Je vais devoir saisir le clavier de mon ordinateur. Je regrette parfois de ne pas écrire mes articles à la main. J’avoue que je ne le fais jamais. Les pensées se bousculent bien trop vite pour ma main qui ne peut les organiser à une vitesse satisfaisante. Cela, je le réserve à la pratique de l’écriture intuitive.
J’écris donc à l’aide de mon clavier comme si mes pensées avaient pris le diapason d’un mode de vie rapide quasi imposé. A chaque fois je me demande comment font tous ces écrivains pour écrire à la main, pour ne rien oublier, pour ne rien perdre ? Je crois que c’est justement dans le temps long que leurs idées prennent le temps de se développer, se perdre et finalement se retrouver, réapparaitre. Temps long que je n’ai pas car je vise trop souvent l’efficacité. Bref, arrivera donc bientôt le prochain article intitulé : “Facettes et objets de l’amour”.