Voyageuse, l’air de rien
Lorsqu’Alexandre Sattler m’a invitée sur son podcast Regard’ailleurs destiné à raconter des histoires de voyageurs et voyageuses, j’ai été flattée et surtout surprise : voyageuse, moi ?
J’ai beaucoup voyagé lorsque j’étais petite. Aussi loin que je me souvienne, j’aimais beaucoup cela et c’est devenu naturel assez rapidement.
Dès que mes études me l’ont permis, à 22 ans, j’ai fait mes choix en fonction de la possibilité que j’aurais de vivre dans un autre pays que le mien. La première fois que je vis à l’étranger, c’est d’abord six mois aux Etats Unis.
Ma façon de voyager prend un véritable tournant - je ne suis plus sur le mode touristique et je passe sur le mode immersion culturelle - lorsque je vis six mois en Corée du Sud dans le cadre de mes études. On m’a souvent demandé pourquoi j’avais choisi la Corée. J’ai simplement suivi une intuition et l’envie d’aller en solitaire, là où personne que je connaissais n’était allé. J’allais alors vivre six mois réjouissants à Séoul partagés entre mes études et mes premières expériences avec la méditation et le yoga. Je prends mes premiers cours de yoga en 2015 et je passe mes premiers séjours dans des temples bouddhistes au coeur de la montagne sud coréenne. Je suis marquée par ces expériences qui font naître en moi une envie de découverte qui ne m’a toujours pas quittée.
Afin de poursuivre mes études, je vis ensuite quelques mois en Chine avant de rentrer à Paris pour travailler dans des maisons de luxe. C’est le début de la fin de la rigolade. Je ne suis pas vraiment adaptée au milieu mais je m’adapte facilement et je suis portée par l’envie d’honorer mes années d’études. Je poursuis dans cette voie qui me permet de voyager dans le cadre de mon travail et surtout de me rendre compte rapidement que j’aime voyager pour explorer l’inconnu et non pas pour remplir une mission professionnelle.
Je suis rattrapée par mes envies d’ailleurs que j’ai essayées de faire taire pendant plusieurs années. Et surtout, je suis rattrapée par mon envie de me balader à travers le monde à la rencontre des cultures et des pratiques qui me passionnent. C’est à ce moment là que mon corps me lâche. Un burn-out plus tard, je quitte ce milieu professionnel qui ne me correspond pas et je me consacre aux passions qui ne m’ont jamais quittées : le yoga, la méditation, le mouvement, les explorations, la philosophie et les cultures différentes de la mienne.
Je voyage enfin de nouveau, d’abord pour fuir, et puis parce que je me sens tellement bien dans cet ailleurs qui me rempli totalement. L’Inde, le Japon, l’Indonésie, la Thaïlande et l’Italie m’apportent une inspiration infinie. Je parcours les ashrams, les monastères, les villes et la nature au gré de mes envies avec pour seul but de découvrir de nouvelles pratiques de méditation, de respiration et de continuer de me former au yoga.
J‘ai enseigné le yoga, la méditation et la respiration à Genève puis à Paris et je donne désormais des cours en ligne. Je continue de voyager, de rencontrer des pratiquants qui influencent ce que j’aime transmettre. Je voyage aussi désormais pour apprécier le vide qui me permet d’écrire, de profiter du silence, de rencontrer et d’apprendre à vivre en toute légèreté. En tous les cas, c’est ce que j’espère : être un peu plus légère de mes conditionnements et de mes croyances à chaque voyage.
Est ce que cela fait de moi une voyageuse ?
Je ressens et je perçois le voyage plutôt comme je perçois le mouvement : il est de moins en moins codifié. A la rigueur de la danse classique que j’ai connue, se substitue un mouvement qui tend à devenir fluide, authentique et spontané, qui s’apparente au mouvement déclenché lorsque j’entends de la musique et que mon corps se met à bouger,
l’air de rien.
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