La méditation, de quoi parle-t-on ?
La méditation laïque, dénuée de principes spirituels, est simple et accessible à toutes et tous, enfin !
Aiguiser le mental, cet outil puissant
Le mental est l’outil le plus puissant que nous ayons. C’est celui que nous emportons dans toutes les situations de vie. il peut être un vrai tyran lorsqu’il est hors de contrôle alors qu’il est notre meilleur outil si nous savons l’apprivoiser. C’est lui qui répond au stress émotionnel, à la douleur physique et à toutes les difficultés que l’on rencontre. C’est la base de toutes les interaction avec les autres et des décisions que nous prenons.
Prendre du recul par rapport à ses pensées
Avec la méditation, on se concentre sur l’instant présent et on apprend à observer nos pensées, aussi nombreuses soient-elles. En prenant du recul par rapport à elles, on comprend alors que nous ne sommes pas obligés de nous identifier à nos jugements, nos doutes ou nos obligations. L’objectif est d’observer et d’accueillir nos pensées, en nous rappelant qu’elles ne sont pas la réalité.
Ce qu’en dit la science
Les études scientifiques* nous montrent que la méditation permet de lutter contre la dépression et le stress. Des pensées négatives d’auto dévalorisation par exemple, induisent des émotions de tristesse et un sentiment d’échec. A force de se répéter, chaque remarque extérieure ou pensée négative renforce le sentiment d’échec des personnes dépressives qui sont prises dans un phénomène de cercle vicieux.
Or, il y a une grande différence entre se dire qu’on est nul(le) et prendre conscience que l’on est en train de se dire qu’on est nu(le). Dans le second cas, nous observons notre fonctionnement mental et nous sommes en capacité de réaliser que ce n’est pas la réalité.
La méditation de pleine conscience nous aide à prendre conscience de nos mécanismes automatiques. Grâce à la pratique de la méditation guidée, nous portons attention à nos jugements dans l’instant présent.
*Source : Cerveau & Psycho n°94 : la méditation thérapeutique.
Pour essayer la méditation guidée, cliquez sur le lien ci-dessous :
Commencer, sans pression
« Vous pouvez commencer 5 minutes par jour. »
S’il n’y avait qu’un conseil à retenir à propos de la méditation, ce serait celui-ci.
Lorsque la résistance se fait sentir, souvenons nous de cette phrase. Avant de commencer ma journée, prise dans le tourbillon des activités quotidiennes et des sollicitation extérieures, je me rappelle que 5 minutes de mon temps bien utilisées pour regarder à l’intérieur peuvent être salvatrices pour le reste de ma journée. En occident, nous sommes incités à l’activité et au mouvement mais dans de nombreux pays d’Asie, c’est l’immobilité qui est valorisée. Revenir « à la maison » grâce à la pratique méditative est nécessaire dans notre monde qui va vite. Essayez et vous verrez !
« Je pense trop, la méditation ça n’est pas pour moi »
Lorsque je m’assois pour méditer, les première fois et même par la suite, il me semble que toutes mes pensées arrivent en même temps et qu’elles se font encore plus nombreuses que d’habitude. Ça n’est pas exactement le cas. Les pensées se font plus présentes et non pas plus nombreuses. Elles étaient déjà là mais nous ne nous en rendions pas compte. Lorsque je m’assois, je leur prête soudain de l’attention. Dans nos vies quotidiennes, le principal obstacle à la pleine conscience et à l’attention, ce sont nos pensées.
Ne pas vouloir chasser les pensées
Une autre tendance fréquente lorsque l’on début la méditation est de vouloir arrêter toutes nos pensées pour faire le vide total. Là n’est pas l’objectif de la méditation. Sauf dans des états d’illumination chez de grands sages, il est préférable que les pensées ne s’arrêtent pas. Si c’était le cas nous serions certainement morts !
Dans nos vies quotidiennes, la méditation nous aide à faire avec nos pensées. Je ne cherche pas à les supprimer mais à les accueillir, à les observer, à prendre de la distance avec elles et à vivre avec. En méditant, je fais un pas de recul, je prend la juste distance pour comprendre que je ne suis pas mes pensées et que je peux les laisser passer sans m’accrocher à elles. Je les reconnais pleinement pour ce qu’elles sont, des objets qui arrivent à cet instant. Cela demande de l’entraînement : c’est ça la méditation.