Le non-jugement
Dans les salles de yoga parisiennes ou ailleurs, la critique s’invite partout. Entre élèves, entre professeurs, on entend dans les couloirs des studios de yoga, les complaintes et les jugements qui sont aussi nombreux qu’ailleurs.
Aurait-on oublié ce qu’est vraiment le yoga ? Peut on réellement pratiquer les postures dans les différentes salles bondées, se tordre dans tous les sens et sortir de là pour tout critiquer ? Le yoga n’est il qu’une forme de gymnastique du corps entre les murs du studio ?
A toutes ces questions, je répondrais évidemment que « non ».
Je ressens aujourd’hui le besoin de partager ma vision du yoga, celle que j'espère transmettre dans mes cours et dans ma vie aussi.
Vous pensez peut être : « pourquoi ne pas donner directement une définition du yoga ? ». Tout simplement parce que je ne le pourrais pas, voyez-vous, le yoga ne se définit pas en quelques lignes. D’ailleurs, se définit il tout court ? Alors que chacun donnera une définition différente, je crois qu’aucune d’entre elles ne sera complète.
J’aimerais parler ici d’un aspect du yoga qui me semble parfois oublié, alors que c’est le tout premier principe de vie qui est écrit dans les textes fondateurs du yoga « Yoga Sutra » écrits par Patanjali en 200 av. J.-C. et 500 apr. J.-C.
Et oui, le yoga est avant tout, avant des postures, une façon d’être au quotidien. C’est-à-dire que les principes écrits dans le « Yoga Sutra » peuvent nous guider dans nos comportement et dans nos actions avec les autres, avec la nature, et avec nous mêmes.
Ce premier principe - ou pilier - n’est autre qu’Ahimsa : la non-violence.
Ahimsa représente la non - violence physique mais pas seulement. C’est aussi la non - violence sous toutes les formes de cette dernière. Ne pas nuire par ses pensées en fait partie. Cela peut s’appliquer en évitant de laisser aller son mental à des jugements ou des commentaires négatifs.
In fine, on parle ici de non-jugement.